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Dimanche 6 novembre 2005

très vite. En 750, les Ommiades de Damas disparaissent pour faire place aux Abbassides, qui, quelques années plus tard, se fixent à Bagdad. L'Espagne, de son côté, oppose au khalifat d'Orient celui de Cordoue. Quant aux Berbères, ils se débarrassent, eux aussi, de l'autorité politique que l'Orient leur avait im­posée. Les Kharedjites fondent deux royaumes dans le Maghreb, l'un à Tiaret, l'autre à Sidjilmassa au Tafilelt. Tiaret, créée par un Persan, Abd-er-Rahman­ben-Rostem, fut, de 761 à 9o8, la métropole du kharedjisme berbère; le chef, en principe librement élu, ne portait d'autre titre que celui d'imam, directeur de la prière; il disposait d'une arme redoutable, l'excommunication, mais était lui­même surveillé par les clercs et les théologiens qui l'entouraient. Les sciences religieuses étaient étudiées avec ardeur, le commerce était florissant : « On faisait à Tiaret, dit G. Marçais, à la fois de bonnes affaires et beaucoup de théologie. » C'est un trait qui s'est conservé chez les Mozabites, derniers héritiers des Kharedjites.
Fatigué du Maghreb, le khalife Haroun-er-Rechid le donna en fief à la famille des Aghlebites, qui, de 800 à 908, se perpétua dans ce commandement. Les émirs aghlebites reconnaissaient la suzeraineté de Bagdad, mais jouissaient en fait d'une indépendance absolue. Ils réalisèrent dans l'Ifrikia une pacification relative, mais ne réussirent ni à reprendre les provinces de l'Ouest, où les Idrissites, descendants d'Ali, venaient de fonder le royaume de Fès, ni à détruire les principautés de Tiaret et de Sidjilmassa où se maintenait le kharedjisme.
 

LES FATIMITES

Déjà une nouvelle secte, celle des Fatimites Chiites, faisait son apparition dans l'Est de la Berbérie. Descendants du Prophète par sa fille Fatima, épouse d'Ali, les Fatimites étaient considérés par leurs partisans comme les seuls souverains légitimes. Les Berbères, qui avaient si bien accueilli les tendances puritaines représentées par les Kharedjites, accueillirent également bien les tendances mystiques représentées par les Chiites. La secte nouvelle fut d'autant mieux reçue qu'elle se présentait comme ennemie de l'orthodoxie et des khalifes. Le mahdi Obeïd-Allah trouva un appui chez les Ketama, qui habitaient la région montagneuse et difficile comprise entre Constantine et Bougie, dans la Kabylie des Babors. Il fut bientôt reconnu dans tout le Maghreb et l'Ifrikia ; les Aghlebites furent chassés de leur capitale, le royaume de Sidjilmassa détruit, Tiaret livré aux flammes. Les Fatimites choisirent comme capitale Mahedia, l'Africa des écrivains chrétiens du Moyen Age, qui devint le point de départ de leurs expéditions navales et leur refuge contre les soulèvements des indigènes.

Par zoubir l'avion - Publié dans : tihert-tiaret-dz
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Dimanche 6 novembre 2005
Par HADJ ZOUBIR - Publié dans : tihert-tiaret-dz
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Dimanche 6 novembre 2005
 

Le romancier algérien raconte le désespoir de son pays. Il a choisi, dans « Harraga », de donner la parole aux femmes. Entretien.
Harraga, le quatrième roman de Boualem Sansal, né en 1949, ne ressemble pas aux précédents. Cette fois-ci, le lecteur ne risque pas d'être dérouté par des histoires qui se perdent, se retrouvent, s'enchevêtrent dans les temps et les lieux. Autre originalité : c'est une histoire de femmes. De deux femmes.

 

Lamia, pédiatre, vit seule dans une villa sur les hauteurs d'Alger. Elle désespère de retrouver son « idiot de frère » qui a « brûlé les routes » pour tenter sa chance en Europe. Elle voit débouler dans sa vie organisée, réglée, Chérifa, une Lolita sans gêne et sans scrupule, littéralement insupportable. Pas question de se débarrasser de l'intruse : elle est recommandée par le frère disparu, elle est enceinte. Et puis, entre la pédiatre solitaire et la gosse paumée se noue une relation intense et indéfectible qui ressemble fort à l'amour.

 

À travers cette intrigue épurée à souhait, l'héroïne du roman reste l'Algérie. L'Algérie de tous les jours en proie à la malédiction islamiste, à l'indifférence des puissants, à la mal-vie, mais aussi l'Algérie d'hier, dans ses différentes strates que l'idéologie et le politiquement correct ont tendance à gommer. Les descriptions de reporter comme les digressions savantes sont sans concession : féroces, mais toujours inspirées par une immense tendresse et un humour à la fois ravageur et salvateur. Boualem Sansal est sans doute convaincu qu'on ne peut comprendre ce qui se passe dans son pays sans l'éclairer par l'Histoire. « Quel siècle fait-il dehors ? »

 

Jeune Afrique/l'intelligent : Jusqu'à présent, les femmes tenaient très peu de place dans vos romans. Subitement, elles bondissent au premier plan. Il y a trois personnages principaux dans Harraga, deux femmes - et une maison. Pourquoi ?

 

Boualem Sansal : Dans nos pays, il y a le monde des hommes et celui des femmes, qui sont différents. On ne se rencontre qu'au lit et au cimetière. Une histoire qui relierait des hommes et des femmes serait artificielle. Or on m'a souvent reproché, en Europe, à propos de mes ouvrages précédents, l'absence de femmes. J'ai voulu donc écrire un roman de femmes.

 

Encore fallait-il pénétrer leur univers. Les Français connaissent les Françaises, ils vivent ensemble, ils travaillent ensemble, ils ont de multiples échanges. Chez nous, rien de tel. Autant dire que ce fut une épreuve pour moi de me mettre dans la peau de Lamia, de lui passer ma plume.

 

J.A.I. : Lamia existe-t-elle ? Vous écrivez en tête de l'ouvrage que l'histoire « est véridique, les noms, les dates, les lieux », mais vous ajoutez, quelques lignes plus loin, que « les gens du livre ne savent jamais distinguer le réel de l'imaginaire ». Alors, qu'en est-il ?

 

B.S. : Lamia et Chérifa existent. Soeur Anne existe. Le couvent existe. L'histoire s'est déroulée comme je la décris. Je connais l'homme qui a engrossé Chérifa... Je ne peux écrire que sur la réalité. Je n'ai pas d'imagination. En ce sens, tout ce que j'écris est vrai.

 

J.A.I. : L'histoire est vraie jusqu'à un certain point...

 

 

 

B.S. : Je la situe au début des années 2000, alors qu'elle s'est déroulée vingt ans auparavant. C'était à Boumerdès, qui était alors un campus universitaire : quelques instituts, des étudiants, des professeurs et le personnel administratif à l'intérieur d'une enceinte. J'habitais là. Un soir d'hiver, pendant un long congé, le campus était désert. Ma femme, tchèque, était à l'étranger ; j'étais seul à la maison. Le gardien frappe à ma porte : « Si Boualem, il y a une jeune fille qui vous demande. » Je descends, et je trouve une gamine drôlement attifée, enceinte me semble-t-il. Elle me jette un regard, fait la moue et dit au gardien : « Ce n'est pas lui que je cherche. » Et elle s'en va.

 

Je remonte à mon appartement du deuxième étage. Quelques minutes après, j'aperçois la gamine de mon balcon, abritée dans l'entrée de l'immeuble en face. Il faisait froid, il pleuvait. Je redescends, je lui demande : « Tu n'as pas où aller ? - Non. » Je la fais entrer, elle s'installe en trombe, comme dans le roman. Je lui demande comment s'appelle l'homme qu'elle cherche, elle ne sait pas. Comment il est... « Comme toi, il a une trentaine d'années, les cheveux noirs et une voiture bleue. » C'était mon cas, et c'est ainsi qu'elle l'avait décrit au gardien, qui avait pensé me reconnaître dans ce portrait esquissé.

 

Le lendemain matin, je lui donne 100 dinars et je lui dis : « Va chercher ton gars. » Le soir, elle revient ; le jour suivant, rebelote. Que faire ? La fin des vacances approche, ma femme va revenir et je me vois avec une histoire sur les bras. Je raconte l'affaire à un copain, qui me dit : « Écoute, cela pourrait bien être Untel, il te ressemble et il a une voiture bleue. » Je vais voir Untel, je lui raconte. « Oh là là, s'écrie-t-il, tu ne me connais pas. Ne lui dis rien ! »

 

Que faire pour me débarrasser de l'enquiquineuse ? Je commence à devenir fou. C'est alors que je pense à Lamia. Dans le roman, Lamia est pédiatre, dans la réalité, prof de géophysique. J'amène la fille chez Lamia, qui est telle que je la décris : 35 ans, mauvaise expérience amoureuse, repliée sur elle-même, revêche. Mais Lamia a sa vie, ses habitudes de vieille fille. « Enfin, me dit-elle, je veux bien, mais pour une nuit ou deux. » Et puis voilà... L'amour.

 

J.A.I. : L'amour ?

 

B.S. : Une histoire d'amour assez fantastique avec Chérifa, cette fille complètement volage...

 

J.A.I. : Lamia écrit.

 

B.S. : Oui. Elle vit seule, elle s'ennuie. Alors elle parle aux murs, elle s'invente des histoires, elle flotte entre rêve et réalité. Donc elle écrit des poèmes, elle prend des notes...

 

J.A.I. : Pour cette recluse, la maison est importante... Est-elle réelle aussi ?

 

B.S. : Oui, c'est la villa Aziza, qui a été aménagée et occupée par l'architecte Fernand Pouillon. Elle a été construite par un officier ottoman. Je me suis inspiré de sa structure labyrinthique.

 

J.A.I. : Dans la maison du roman, on retrouve les strates de l'Algérie coloniale, puisque, après les Turcs, elle a été occupée par un aristocrate français converti à l'islam, par un commerçant juif, un immigré des Carpates... finalement un certain Dr Montaldo, le médecin des pauvres, tous, au fond, plutôt sympathiques... N'apportez-vous pas de l'eau au moulin des Algériens qui vous reprochent d'afficher une nostalgie de l'époque coloniale ?

 

 

 

B.S. : Nous sommes les héritiers du passé, en bien et en mal. Les gens déplacent ce qui est analyse sociologique ou description de la réalité quotidienne vers l'univers politique. On ne peut plus dire du bien d'un pied-noir sans être taxé de nostalgie de la botte coloniale. Le Dr Montaldo était bien connu et apprécié. C'était notre médecin de famille.

 

J.A.I. : N'y a-t-il pas un peu de provocation de votre part quand vous situez la maison dont nous parlons en haut de la « rampe Valée », du nom de l'un des conquérants français et des premiers gouverneurs de l'Algérie après 1830, alors que cette voie s'appelle Louni-Arezki depuis des lustres ?

 

B.S. : On continue à dire « la rampe Valée ». Enfin, chacun est libre de lire ce qu'il veut dans mes livres, comme cette vieille dame qui m'a interpellé sur un ton véhément à la fin d'une conférence que j'avais faite à Bordeaux après la sortie du Serment des barbares. Elle avait relevé des expressions du genre « il n'y a pas de quoi fouetter un chat » et elle voulait savoir ce que j'avais contre les chats.

 

J.A.I. : En France, une loi prescrit d'enseigner les aspects positifs de la colonisation. Ce à quoi Bouteflika rétorque en sommant les Français de demander pardon. Qu'en pensez-vous ?

 

B.S. : Vous ne me ferez pas dire que tout fut blanc ou noir. Mais enfin, il faut regarder la réalité historique en face. Avant la colonisation, cette région du monde était occupée par des tribus qui se faisaient la guerre sans arrêt. L'émir Abdelkader lui-même n'a réussi à fédérer que quelques tribus de la région de Mascara ; il a été reçu à coups de fusil en Kabylie et aux environs de Bou-Saada. La conscience nationale algérienne est née beaucoup plus tard, probablement avec la Première Guerre mondiale. Elle est le résultat du nationalisme arabe, né en Égypte et qui s'est répandu au Maghreb.

 

J.A.I. : Quand Bouteflika demande la repentance de la France, exprime-t-il une revendication nationale ?

 

B.S. : Les Algériens se rendent bien compte qu'il s'agit de politique politicienne. Bouteflika veut faire passer la réconciliation avec les islamistes. Pour amener les Algériens à se réconcilier entre eux, il a besoin de donner l'exemple d'une réconciliation franco-algérienne, malgré les exactions coloniales, malgré les massacres et les tortures, à condition seulement que la France demande pardon.

 

J.A.I. : Que reste-t-il de l'islamisme ?

 

B.S. : Il revient en force. À Boumerdès, il y avait une mosquée et il y en a dix aujourd'hui ; le vendredi, elles débordent dans la rue. Mais, en même temps, des femmes sortent en jeans. On peut dire que les islamistes réoccupent la rue, mais ils ne font plus peur.

 

L'islamisme reste fort. C'est inquiétant, mais ce n'est pas étonnant. Parce que ce qui nous a menés à la guerre civile - l'économie en panne, la dictature, la déliquescence de l'enseignement, le traficotage - tout est encore là, agissant.

 

J.A.I. : Les harragas sont ceux qui brûlent la route et qui partent. Y a-t-il beaucoup de harragas ?

 

B.S. : Le chiffre officiel ne porte que sur les cadres : quatre cent mille sont partis en dix ans, médecins, ingénieurs, chercheurs, cinéastes, qui ont fui vers la France, le Canada, l'Angleterre... Dont un nombre important d'islamistes : informaticiens, spécialistes du génie nucléaire, etc. Tout le monde veut partir, et, le plus souvent, pas pour des raisons politiques, mais on vit trop mal en Algérie, on est confronté tous les jours à des problèmes d'eau, d'emploi, de logement, de sécurité. Un jeune de 25 ans n'a aucune chance de trouver un logement. Sur le marché locatif, on lui demandera un loyer égal à dix fois son salaire. Construire est impossible. On vit chez les parents, on s'entasse dans une promiscuité indéfinissable.

 

J.A.I. : Le chauffeur fantaisiste au grand coeur qui n'hésite pas à changer d'itinéraire pour rendre service. Il existe vraiment ?

 

B.S. : Je vous ai raconté comment j'ai connu Chérifa. Quand elle était chez moi, disparaissant le matin pour revenir le soir... un beau jour, elle est revenue en autocar. Le chauffeur l'avait prise en pitié et avait fait un crochet de dix kilomètres pour l'amener à Boumerdès. Il était entré dans le campus je ne sais comment. J'ai entendu un coup d'avertisseur sous ma fenêtre et j'ai vu Chérifa qui descendait de son car. Un autre personnage existe bel et bien, c'est le commandant de bord d'Air Algérie qui avait emballé Chérifa. C'est un copain.

 

J.A.I. : Comment avez-vous perdu votre emploi au ministère de l'Industrie ?

 

B.S. : Cela s'est passé à l'algérienne, en 2003, après la publication de Dis-moi le paradis. C'est une interview qui a mis le feu aux poudres. Une interview comme j'en avais donné beaucoup d'autres, ni plus ni moins critique à l'égard du pouvoir que celle que j'avais donnée, par exemple, au cinéaste Ali Ghanem, publiée par Le Quotidien d'Oran après la sortie du Serment des barbares, en 1999, sans vraiment faire de vagues.

 

À ce moment-là, j'avais un ministre islamiste, Abdelmadjid Menasra : 30 ans, ingénieur de formation, mais il n'avait pas travaillé. Il avait été vice-président du Conseil national de transition créé sous Liamine Zéroual, puis, quand le pouvoir avait été un peu plus loin dans le partage avec les islamistes, il leur avait donné sept ministères, dont celui de l'Industrie...

 

J.A.I. : Vous étiez le numéro deux du ministère ?

 

B.S. : Numéro trois après le secrétaire général. Numéro deux technique, si vous voulez.

 

Menasra a été parfait. Il a réuni les cadres du ministère, il nous a dit : « Je ne connais pas les dossiers, je vous fais confiance. » Nous étions gênés parce qu'il nous parlait un arabe très châtié, mais il nous a mis à l'aise, nous invitant à parler français. Nous avons fonctionné comme cela pendant cinq ans, sans problème.

 

Juin 2002, remaniement ministériel. C'est un autre islamiste, el-Hachemi Djaaboub, qui est nommé, mais changement complet : il ne m'a jamais reçu. Je ne l'ai vu qu'à la télévision. J'avais huit directeurs sous mes ordres, il les a tous reçus, puis les sous-directeurs, qui sont une trentaine. Mais moi, le directeur général, jamais. À chacun de mes collaborateurs il donna instruction de lui transmettre directement les dossiers. Ils étaient très gênés. Je leur ai dit qu'ils n'avaient qu'à obéir à leur ministre, ce qui fait que pendant une année...

 

J.A.I. : Vous avez écrit...

 

B.S. : Non. Question de principe. Je n'ai jamais voulu mélanger. Je suis allé à mon bureau tous les jours, arrivé à l'heure, parti à l'heure. Quand certains collaborateurs venaient me consulter, je leur donnais mon avis, mais à titre informel.

 

J.A.I. : D'où venait Djaaboub ?

 

 

 

B.S. : Il avait été directeur de l'hôpital de Blida. Cela lui avait valu des ennuis avec la justice. Pour y échapper, il avait adhéré au Hamas - il était un peu parent avec le fondateur du mouvement, Mahfoud Nahnah -, grâce à quoi, au lieu d'aller en prison, il est devenu ministre.

 

Donc, en 2003, je donne cette interview dont j'ai parlé. Quelques jours plus tard, le chef de cabinet m'appelle pour me prévenir qu'il vient me voir. Cinq minutes après, il arrive accompagné de quelques fonctionnaires du ministère et d'un inconnu. « Voici, me dit-il, nous venons installer ce monsieur à ta place. » Ainsi fut fait sans plus de formalités. J'ai salué tout le monde et je suis parti. Deux ans après, il paraît que ma situation va être régularisée, mais pendant tout ce temps je n'ai pas obtenu un papier ni, cela va sans dire, touché un dinar.

 

J.A.I. : Parlons un peu de vous, si vous voulez bien. D'où venez-vous ?

 

B.S. : Je suis né en 1949 dans la région de Téniet el-Haad, dans l'Ouarsenis, région berbère, montagneuse. Mais nous y avons peu vécu. Mon père est mort, et nous sommes partis vivre à Tiaret chez mes grands-parents, puis à Oran et, finalement, à Alger.

 

J.A.I. : Vous avez été élevé par vos grands-parents...

 

B.S. : Oui. Mon grand-père, Aïssa Belalouche, était cheminot, chef de gare à Tiaret. Il a fait la Première Guerre mondiale et il a été champion de gymnastique militaire, très pétainiste... Cultivé et pédagogue, mordu de géographie, sévère. Il nous faisait apprendre tout par coeur. À l'heure de la sieste, il nous rassemblait avec nos cousins : « Quel est le chef-lieu de l'Ain ? La longueur de la Seine ? Le numéro de la Gironde ? Le 45, quel département ? » Nous devions réciter des fables de La Fontaine. Il pleuvait des coups de bâton. Il nous obligeait à lire des livres pour enfants, Jules Verne... J'étais passionné de lecture. Je lisais aussi des livres qui n'étaient pas pour moi, que je ne comprenais pas, mais j'y prenais plaisir. Quand nous sommes arrivés à Alger, il ne restait qu'une place en sixième au lycée, en section classique. J'ai donc étudié le latin et le grec.

 

J.A.I. : Comment êtes-vous venu au roman ?

 

B.S. : Grâce à Rachid Mimouni, mon ami, mon collègue de travail et mon voisin à Boumerdès, décédé il y a maintenant dix ans. Nous parlions toujours de littérature, et Mimouni essayait de me convaincre d'écrire à mon tour. En vain. Et puis il est mort. En ce temps-là, l'islamisme était aux portes du pouvoir. On ne sortait plus, on vivait comme des rats. Je quittais le ministère à 15 heures, à 16 heures j'étais chez moi, à 17 heures il n'y avait plus personne dans les rues. Que faire à la maison ? J'avais lu vingt fois tous mes bouquins, on n'en trouvait pas de nouveaux, la télé me fatigue. Je me suis mis à écrire...

 

J.A.I. : Comme Lamia...

 

B.S. : Comme Lamia. Initialement, ce que je voulais raconter était l'histoire d'un commissaire de police à Ménerville [Thénia], à quelques kilomètres de Boumerdès, assassiné par les islamistes.

 

J.A.I. : Quel écrivain vous a marqué le plus ?

 

 

 

B.S. : Cervantès. Don Quichotte est mon livre fétiche. C'est un conte oriental, une très belle histoire merveilleusement racontée, le roman parfait. Je ne me lasse pas de le relire.

 

J.A.I. : Le Serment des barbares a été un succès de librairie. Combien d'exemplaires ont été vendus ?

 

B.S. : 55 000 avec le Poche.

 

J.A.I. : Et en traductions ?

 

B.S. : Ce que je peux dire est que mes romans ont plus de succès en Allemagne qu'en France. En français et en allemand. J'ai été invité jusque dans des petites villes allemandes. Je n'ai pas compris pourquoi.

 

J.A.I. : On parle d'un film...

 

B.S. : Un film de deux fois quatre-vingt-dix minutes pour la télévision, qui sera réalisé par Yves Boisset.

 

J.A.I. : Comment démarre Harraga ?

 

B.S. : Trois réimpressions pendant la première semaine.

 

J.A.I. : Avez-vous une idée du cinquième roman ?

 

B.S. : Cela pourrait être une très belle histoire. Une histoire vraie, encore... Au début des années 1970, je faisais mon service militaire dans le Sud, dans une région de chasseurs. Je me baladais quand je pouvais, crapahutant en Jeep dans la montagne avec un fusil de chasse. Un jour, je tombe sur un village loin de toute route, isolé, complètement atypique. Rien à voir avec nos villages poussiéreux, en terre battue, avec des maisons branlantes... Celui-là est mignon, propret, soigné... un conte de fées. Je prends un café, les gens ont un air, comment dire, différent. Et je m'en vais perplexe.

 

 Le soir, j'en parle à un ami, secrétaire général de la daïra [sous-préfecture]. « Ah ! dit-il, c'est le village de l'Allemand. » Il s'agit d'un colonel SS qui a occupé un poste important dans un camp d'extermination. En 1945, il a pris la fuite, il s'est réfugié en Autriche, puis en Turquie ou ailleurs. Vers 1962 ou 1963, il a été repéré par des chasseurs de nazis. Il est passé en Libye, comme d'autres, et de là, ce qui est plus singulier, en Algérie, qui venait d'accéder à l'indépendance. Je ne sais comment il a abouti dans ce village, où, très vite, avec son sens de l'organisation d'officier allemand, il a aidé les gens, il a mis de l'ordre. Il est devenu le chef du village.

 

 J.A.I. : Ce sera votre prochain roman ?

B.S. : N'allez pas trop vite, mais j'y pense. Il faut trouver l'angle.                 

Par zou - Publié dans : tihert-tiaret-dz
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Dimanche 6 novembre 2005
 JSM TIARET
La situation prête à confusion  :
Neuf journées se sont déjà écoulées depuis la compétition nationale de football pour les sociétaires de la super D2, et la JSM Tiaret n’arrive toujours pas à retrouver ses repères. Il va sans dire que compte tenu des résultats guère reluisants jusque-là concédés, le club phare de la capitale des Hauts-Plateaux de l’Ouest ne cesse de prendre de l’eau de partout au point où la suite de son parcours semble teintée d’une confusion certaine.  Et pour cause, le mutisme de certains responsables locaux et le laxisme de certains autres.
En effet, le commun des mortels à Tiaret ne peut que se rappeler des promesses avancées à la fin de la saison écoulée, terminée en apothéose sous la houlette du technicien Ahmed Benamar par ces mêmes responsables qui se voyaient déjà sur les nuages. Le paradoxe a voulu que tout cela ne relèverait que d’une pure utopie puisque la réalité a fini par rattraper ces rêveurs et, la preuve en est que Ezzzerga traîne toujours la patte dans les sombres profondeurs du tableau en se positionnant à la 14e place avec seulement 10 points sur les 27 possibles.
En deux phrases, il s’agit d’un mini-constat que l’on aurait confirmé au détour d’une simple conversation avec le plus ordinaire des inconditionnels de ce club, victime d’une nuée de contradictions désolantes.
Ainsi, les nombreuses interrogations seraient moins décentes si, jusque-là, le parcours des camarades de Kermouzi n’était chargé de sordides affaires de bricolage, de “bagarres” comité-bailleurs de fonds, de fausses démarches, de mauvaises tractations et d’interminables intentions d’accuser “flen ou felten” ou de s’empresser de libérer tel entraîneur pour le remplacer à la hâte par tel autre… 
Trop d’intérêts contradictoires entrent, cependant, en jeu pour que les choses puissent aujourd’hui se dérouler sans bruit ni fureur. Une impression somme toute de se retrouver sur un ring où les “coups bas” pleuvent sous l’œil indulgent de l’arbitre. En épilogue, et comme il fallait s’y attendre, la dernière déroute de la JSMT at home face à l’AS Khroub, qui l’avait assommée par 2 buts à 1, avait provoqué d’énormes et fâcheux chamboulements au sein de la galerie qui s’est exprimée par la grogne en envahissant le terrain. 
D’ailleurs, ces derniers n’en restèrent pas là puisque même dans la soirée de ce “triste vendredi”, des centaines de fans se sont rassemblés pour crier encore plus fort leur colère et, par ricochet, dénoncer la situation désastreuse qu’endure leur club qui mérite mieux.
À propos justement de cette rencontre contre l’AS Khroub, nombreux furent ceux qui montrèrent du doigt certains joueurs accusés de n’avoir pas mouillé le maillot. 
Pour ce faire, ils n’ont pas manqué d’interpeller le président par une série de revendications pour le moins légitimes, à savoir la prise de sanctions à l’encontre des joueurs tricheurs, le recrutement immédiat d’un entraîneur de renom, le renforcement du comité directeur et la régularisation des athlètes avant leur prochain déplacement à Mascara. S’agissant de la 10e journée qui opposera la JSMT à son homologue du GCM, elle s’annonce périlleuse à plus d’un titre pour Kermouzi and Co dans la mesure où la composante sera amputée des services de Djillali Yahia qui vient d’être frappé d’une suspension de six mois assortie d’une amende de 50 000 DA.
Par zoubir - Publié dans : tihert-tiaret-dz
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Dimanche 6 novembre 2005
Par HADJ ZOUBIR - Publié dans : tihert-tiaret-dz
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Jeudi 3 novembre 2005

Mieux vaut prévenir...

Opération de la Gendarmerie nationale
Deux tonnes de kif saisies

 La Gendarmerie nationale agissant sur renseignement a procédé, hier à 17h15, à la saisie de 2 tonnes de kif traité au lieu dit Kaf Lezreg sur la route reliant Tiaret à Relizane.

“…Ils ont constaté la présence d’un camion de marque Sonacome K-120 dépourvu de plaques d’immatriculation stationné en bordure de la route. Ce véhicule a simulé une panne à 300 mètres du barrage fixe de la gendarmerie. La fouille du véhicule en question a permis la découverte sous un chargement d’oignons d’une quantité de 20 quintaux de kif traité”, a indiqué le communiqué de la gendarmerie. Par ailleurs, trois plaques d’immatriculations différentes sous les numéros des wilayas 19, 14 et 29 ont été également saisies. L’enquête est en cours.                                          

                           Par : QUOTIDIEN NATIONAL D'INFORMATION ..

Par HADJ ZOUBIR - Publié dans : tihert-tiaret-dz
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Lundi 31 octobre 2005

Tiaret

La capitale du Sersou

A
1083 mètres d'altitude, aux confins du Tell et des hauts plateaux, sur le versant sud du Djebet Guezoul, Tiaret a toujours occupé une position stratégique pour les hommes, toutes civilisations confondues. Tiaret a largement participé à l'histoire du monde. Du phéhominien (4 à 500.000 ans avant J.C.) à l'homo sapiens en pas- sant par le néenderthalien, tous ont laissé à Tiaret des vestiges.

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Vue générale

Le pays a toujours joui d'un climat chaud et humide

créant des conditions idéales d'autant que ce site remarquable,

qualifié par les auteurs, tour à tour, de balcon du Sud ou de Porte du Sahara

est situé au croisement de deux grandes voies naturelles de circulation.

Tingartia

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Rue Bugeaud

Un tel site n'allait pas échapper aux légions romaines. Le fort bien connu des Tiaretiens occupait l'emplacement d'un établissement romain qui avait nom Tingartia. D'après plusieurs auteurs l'ancienne Tingartia fut le siège d'un important évêché au IVe siècle, et la région jouissait à l'époque d'une réelle prospérité. Les romains tenaient les principaux points stratégiques pour organiser la pacification du territoire. La France reprendra ce schéma et établira fidèlement la plupart de ses garnisons sur l'emplacement des villes et des camps romains.

 

Tahert ou Tihert

En 681, lors de l'invasion arabe, Tingartia occupée

alors par des grecs soldats de Byzance, subit le sort de presque toutes les villes

de l'Afrique du nord : Okba ben Nafi la saccagea et la ruina. Les tribus berbères béni Iffren

et Maghraoua vassales des byzantins quittèrent la région. D'autres berbères

 alliés, eux, aux conquérants arabes élevèrent sur les ruines Tahert ou Tihert la vieille. Mais cette ville ne retrouvera plus son lustre précédent car bientôt Tahert la neuve, construite à Tagdempt par le célèbre persan Abderrahmane Ibn Rostem, allait l'éclipser. Ibn Rostem suivi de ses fidèles

marchait vers l'ouest, cherchant une contrée où il pourrait s'établir. Quelques temps gouverneur de Kairouan affranchie du joug des Kalifes, il fut contrait de fuir cette ville après la destruction

de l'Imanat par une armée abasside. Ibn Rostem était un Kharedjite c'est à dire un de ces croyants qui proclamaient l'égalité entre tous les musulmans arabes ou non, et ne reconnaissaient comme chef qu'un homme élu en fonction de ses qualités religieuses supérieures. Les fugitifs s'arrêtèrent près de l'actuel Tiaret, à Tahert où les habitants séduits par leur doctrine les accueillirent

 favorablement. Ils s'installèrent sur le terrain concédé : une épaisse forêt peuplée de lions, de bêtes sauvages et de petits reptiles. De 761 à 909 la dynastie des rostémides allait

créer un véritable état Ibadite d'Afrique du Nord dont l'influence s'étendra de Tiemcen à Tripoli. Nous reviendrons plus tard sur cet état Rostémide qui connut un rayonnement important.

 La théologie, la controverse religieuse,

 la grammaire, l'astronomie parmi d'autres

disciplines s'épanouirent sous l'influence Rostémide.

 Sous le règne des descendants d'Ibn Rostem qui avait reçu le titre de Kalife, Tahert la neuve connut la paix, la prospérité et l'abondance. La ville possédait d'importants bazars très fréquentés. C'était le rendez-vous des caravanes sahariennes et des

 commerçants génois et vénitiens

qui s'y rencontraient en été pour de fructueux échanges. Cette situation florissante lui suscita des envieux. D'autre part, la puissance des Rostémides inquiéta le roi de Fez Idris, celui-ci attaqua le royaume de Tahert mais il échoua et reprit le chemin de sa capitale. En 909 l'armée fatimide commandée par Arouba, attaqua Tahert alors affaiblie par plusieurs guerres malheureuses contre des tribus voisines. Le dernier descendant rostémide régnant : Yakhtan fut défait et mis à mort. La ville fut saccagée et détruite, les Ibatites rescapés du massacre et poursuivis sans relâche s'enfuirent vers le désert où après un séjour à Sédrata au

Sud de Ouargla ils s'installèrent dans l'oued M'Zab.

 Leurs descendants les mozabites y vivent toujours.

 Signalons qu'une communauté chrétienne subsista à Tahert dans le royaume rostémide jusqu'à sa destruction. Pendant une longue période de confusion

et de désordre, la région, convoitée pour sa richesse, c

onnut bien des vicissitudes

. L'histoire ne mentionne aucun fait saillant concernant la ville

de Tahert jusqu'à l'arrivée des Turcs. Sous la domination turque

Tahert fût rattachée à l'Odjak et devint le siège d'un caïdat dépendant d'Oran. Il semble que l'emprise turque sur la région eut vraiment peu d'effets et que les chefs religieux et quelques grandes familles détenaient le pouvoir. Au cours de l'occupation

Turque Tahert périclita. Ce n'était plus qu'une

misérable bourgade, une partie de sa population émigra, l'autre

se joignit aux nomades pour échapper aux vexations et

à l'exploitation fiscale des janissaires et agents turcs. Ainsi pendant 318 ans, Tahert n'offre rien d'intéressant. Après la ruine du corps des janissaires

de l'empire Ottoman, ce fut la conquête de l'Algérie par la France.

Vers 1836 l'émir Abd El-Kader avait fait de Tagdempt (Tahert la neuve)

 une citadelle sur les ruines de l'ancienne capitale Rostémide. Dans cette place forte occupée par une nombreuse garnison, il avait fait édifier plusieurs constructions : fabriques d'armes et de munitions, magasins de maté- riel, réserves de vivres. Il entreposait

 aussi une partie de son trésor et frappait monnaie. Tagdempt débordait

d'activité et comptait environ 500 foyers. L'émir croyait son arsenal à l'abri dans la citadelle. Le gouverneur général Bugeaud résolut de détruire Tagdempt.

Il arriva le 24 mai 1841 devant la citadelle qu'il prit après

 un violent combat. Ces troupes rasèrent toutes

les constructions ainsi que le village. Le lendemain 25 mai

, les troupes, commandées par le général de Lamoricière, se présentèrent devant

 Tiaret (Tahert la vieille), la bourgade évacuée la veille, était déserte. Sans combattre, les troupes s'y installèrent et, le jour même, le génie après avoir relevé le plan des ruines romaines commen- ça le creusement des fondations des remparts et des bâtiments militaires.

tiaret5

La mosquée

tiaret11

La Synagogue

 

La ville d'abord placée sous l'autorité militaire devint le siège d'un commissariat civil puis fut érigé en commune de plein exercice

 (décret du 27 janvier 1869). Au point de vue administratif, Tiaret faisait partie de l'arron- dissement d'Oran, pour les affaires militaires mais dépendait de la subdivision de Mascara en cette fin de siècle.

Tiaret de 1880 à 1925

Tiaret comprend la ville haute vers ses remparts flanqués de bastions, ses bâtiments militaires : casernes, hôpital, matériel, entrepôts, pavillons des officiers, cercles, ses bâtiments civils : magasins, bains maures, maisons fondouks, cafés. La ville basse s'étend dès 1870 et descend vers la plaine. Moderne et animée, elle s'étire vers

 le Djebel Nador. De belles maisons

et de riches magasins s'édifient quelques années

 plus tard. Ses constructions noyées dans la verdure

 suivent la vallée et s'étagent en amphithéâtres sur

les pentes des 2 collines, puis elles vont jusqu'à la plaine où elles s'éparpillent sur une large surface.

tiaret1

Place Carnot

tiaret2

Rue Chambon

A mi-chemin se trouve la place Camot avec ses beaux platanes,

l'Hôtel d'orient, la mosquée avec son minaret et ses escaliers.

A l'est on remarque la mairie de style renaissance, le tribunal

de première instance avec murs crénelés surmontés

de jolies tourelles, l'église de style roman, à laquelle

il ne manque que le clocher.

tiaret7

L'église (aujourd'hui détruite)

Rousseau dresse son élégante silhouette. Vers la gare le regard s'arrête sur l'école de garçons, robuste construction avec ses ouvertures et ses coupoles orientales. Au sud de Tiaret s'étend, l'immense plateau du Sersou, où l'on peut admirer de belles propriétés. Vu du monticule sur lequel se trouve bâti le marabout de "Sidi Khaled" patron de la ville, cette vaste plaine offre, surtout au printemps, un tableau splendide

Au fond de ce merveilleux panorama se dresse géométrique une chaîne de montagnes violacées le Djebel Nador. A l'est sur la route de Trumelet, au milieu de riches prairies se développe un important établissement hippique appartenant à l'état, Chaouchaoua où l'on peut admirer de superbes pur sang arabes et des géniteurs de race barbe. A l'ouest entre Tiaret et Palat en gerbes éblouissantes où vient se réfracter la lumière, la cascade de Harour tombe avec fracas dans l'oued Mina. Non loin de là on remarque l'usine électrique qui alimente la ville en énergie. Tiaret jouit d'un climat rude mais très salubre, la température en été ne dépasse pas 38°6, sauf exception. En hiver elle oscille entre 4° et -4°.

tiaret3

rue Albert Soler :

 

Vers 1925 Tiaret compte environ

 16.000 habitants et tend à devenir la capitale

 des Hauts plateaux. A cette époque Tiaret se développe sereinement et l'on peut alors résumer sa situation par ces mots : paix, sécurité, travail, prospérité. En 1957, Tiaret deviendra la préfecture du département du même nom. Cette belle ville

de 25.000 habitants en 1962 compte aujourd'hui 200.000 habitants.

Avec l'aide de M. Cadenat et Mme et Mr Constantini.

Une association très active vous attend ! ANCIENS DE TIARET - MARCEL CONSTANTINI -

 LE BERNARD 2 - 38, RUE DE CANNES - 06110 LE CANNET

Extrait de la situation de la Place de Tiaret au 1er Novembre 1847

Tiaret attire toujours quelques espagnols qui viennent, pour la confection du plâtre et la tuilerie,

 en action pour les travaux du genre. Ce n'est du reste qu'une population flottante et variable à

 laquelle se joint plusieurs européens qui séjournent ici pour l'achat de sangsues,

afin d'accomplir leurs engagements, avec divers hôpitaux de la Provence, même

de Marseille ou Toulon. Ainsi les sangsues de Tiaret avaient forte réputation en Métropole

 de Madame Cailhol (dans l'Echo de l'Oranie)

Par HADJ ZOUBIR - Publié dans : tihert-tiaret-dz
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Lundi 31 octobre 2005

ولاية تيارت

تعريف :


تيارت هي الولاية 14 في التقسيم الاداري للجزائر

عدد السكان :728.513

تحتوي على 06 دوائر هي :الداموني,سوقر,فرندة,قصر الشلالة,مهدية,رحوية.


كما تحتوي على42 بلدية رئيسية تتمثل في كل من :


عين بوشقيف,عين الذهب,عين الحديد,عين الكرمة,عين زاريت,بوغرة,شهايمة,دحموني, جبيلات رصفة,جيلالي بن عمر,فايجة,فرندة,قرطوفة,حمادية,قصر الشلالة,مادنة, مهدية,مشرع الصفا,مدريسة,مدروسة,مغيلة,ملاكو ندورة,نايمة,واد ليلي, ولاد جراد,رحوية,رشيقة سباين,سبت,سرغين,سي عبد الغاني,سيدي علي ملال,سيدي بختي, سيدي حسين,سوقر,تاقدمت,تكمارت,تيارت,تيدة,توسنينة,زمالة المير عبد القادر.


قالب:جغرافيا


مساحة ولاية تيارت هي: حوالي 20.087


تقع تيارت في الشمال الغربي من الجزائر تقريبا وسط الشمال الجزائري .


  • يحدها من الشرق كل من الولايتين:

1.رقم17 (الجلفة)"في جنوبها الشرقي", 2.ورقم26 (المدية) "في شمالها الشرقي".

  • يحدها من الغرب كل من الولايات :

1.رقم 32 (البيض),ورقم20 (سعيدة)"في جنوبها الغربي " 2.رقم29 (معسكر) " في شمالها الغربي "

  • يحدها من الشمال كل من الولايتين:

1. الولاية رقم 38 (تسمسيلت)"في شمالها الشرقي " 2. الولاية رقم 48 (غيليزان)"في شمالها الغربي "

  • يحدها من الجنوب كل من الولايتين :

1. الولاية رقم 3 (الاغواط) "في جنوبها الشرقي" 2. الولاية رقم 32 (البيض) "في جنوبها الغربي"

Par HADJ ZOUBIR - Publié dans : tihert-tiaret-dz
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Samedi 29 octobre 2005

1er Division 1998-1999 Groupe Centre-Ouest

                  

JSM Tiaret

 

8

Classement

29

Pts

26

Matchs

1.12

Pts/Match

22:27

Buts

0.85:1.04

Buts/Match

6 (23,08%)

Victoires

3:0 c. WA Boufarik (Dom.)

Plus grande victoire

9 (34,62%)

Défaites

0:3 c. IRB Hadjout (Ext.)

Plus grande défaite

1 Victoire(s)
5 Match(s) sans défaite

Série actuelle

Classement Domicile Extérieur Match aller Match retour
 JGNP ButsDiff. Pts
1 MC Alger       26 16 8 2   44 : 16 28   56
2 CR Belouizdad       26 16 5 5   44 : 22 22   53
3 WA Tlemcen       26 15 5 6   38 : 17 21   50
4 USM Alger       26 12 8 6   32 : 17 15   44
5 MC Oran       26 12 7 7   44 : 25 19   43
6 USM Blida       26 12 6 8   27 : 27 0   42
7 ES Mostaganem       26 9 9 8   31 : 31 0   36
8 JSM Tiaret       26 6 11 9   22 : 27 -5   29
9 GC Mascara       26 7 7 12   23 : 26 -3   28
10 RC Kouba       26 7 7 12   16 : 25 -9   28
11 ASM Oran       26 6 10 10   20 : 36 -16   28
12 SA Mohammedia       26 6 9 11   22 : 33 -11   27
13 WA Boufarik       26 3 7 16   16 : 47 -31   16
14 IRB Hadjout       26 1 9 16   14 : 44 -30   12

 Total-Buts: 393       Buts /Match: 2.16

 

 

JSM Tiaret - RC Kouba   2 : 1
ES Mostaganem - JSM Tiaret   2 : 0

JSM Tiaret - MC Alger   0 : 0

WA Tlemcen - JSM Tiaret   1 : 0
JSM Tiaret - IRB Hadjout   2 : 0

JSM Tiaret - MC Oran   1 : 1

GC Mascara - JSM Tiaret   1 : 1
JSM Tiaret - CR Belouizdad   0 : 2

ASM Oran - JSM Tiaret   0 : 0

JSM Tiaret - USM Alger   0 : 1
WA Boufarik - JSM Tiaret   1 : 0

JSM Tiaret - USM Blida   2 : 2

SA Mohammedia - JSM Tiaret   2 : 2
RC Kouba - JSM Tiaret   2 : 0

JSM Tiaret - ES Mostaganem   0 : 0  

MC Alger - JSM Tiaret   2 : 1
JSM Tiaret - WA Tlemcen   0 : 0

IRB Hadjout - JSM Tiaret   3 : 0

MC Oran - JSM Tiaret   0 : 0
JSM Tiaret - GC Mascara   1 : 0

CR Belouizdad - JSM Tiaret   2 : 1

JSM Tiaret - ASM Oran   2 : 1
USM Alger - JSM Tiaret   2 : 2

JSM Tiaret - WA Boufarik   3 : 0

USM Blida - JSM Tiaret   1 : 1
JSM Tiaret - SA Mohammedia   1 : 0

Par HADJ ZOUBIR - Publié dans : tihert-tiaret-dz
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Mardi 18 octobre 2005

HISTORIQUE DE LA JUMENTERIE DE TIARET

La Jumenterie de Tiaret fut créée en 1877 par le Ministère de la guerre, afin de sélectionner et produire des étalons destinés à peupler les stations de monte tant les besoins en chevaux étaient importants pour l’armée coloniale.

Des lignés célèbres ont vu le jour à la jumenterie de Tiaret et ont sillonné le monde. On citera les poulinières CHERIFA – WADHA – NIMRIN, qui seront à l’origine des lignées polonaise, Russe, Maghrébine et Française, et les étalons BANGO-GHALBANE – MASBOUT – GOUTA – VENTURE - BEYROUTH etc…

La mécanisation de la guerre, des transports, et de l’agriculture ont eu raison de la production équine, dont les effectifs connaîtront une chute spectaculaire.

La réorganisation des activités équestres vers les loisirs, a permis de redynamiser la production par la sélection vers le type coursier pour le Pur Sang Arabe, ainsi que d’autres spécialités équestres dont :

- l’équitation moderne
- l’endurance
- les jeux traditionnels et culturels
- les randonnées.


C’est ainsi, qu’à l’heure actuelle, la jumenterie de Tiaret constitue le principal fournisseur de chevaux pour les courses hippiques, tout en maintenant le « modèle » et le type original à travers un capital génétique de grande valeur.

Elle dispose , par ailleurs , d’un potentiel génétique unique dans la race Barbe , et dont sont issus les célèbres BOURBAKI , OUASSAL et tant d’autres.

CHAOU - CHAOUA PARADIS DES CHEVAUX


Quand on visite CHAOU-CHAOUA, on est frappé par l’harmonie des couleurs, des masses et des lignes. Ocres rouges sont les cours, les allées et les murs des bâtiments, verts les arbres, les pelouses et les paddocks à la belle saison. Tout y est remarquablement ordonné. Dans la cour d’entrée, un petit jet d’eau chante l’éternelle chanson de CHAOU-CHAOUA. dans le paradis des chevaux, une nouvelle naissance a eu lieu cette nuit, au terme de onze mois de gestation, dont les parents ont été rigoureusement choisis, digne descendant de NIMRIN- WAHDA – BEYROUTH et CHERIT, la vie de ce nouveau-né sera pareille à celle de tous ses aînés. Afin que le froid ne le saisisse pas, il a reçu comme sa mère une double couverture. Au huitième jour, il aura droit de se rendre, hésitant mais encouragé par la présence maternelle, dans l’un des seize paddocks ou il retrouvera ses aînés de quelques jours, c’est l’espace et la liberté.

Pendant six mois, la vie de ce nouveau-né s’écoulera sans histoire et minutieusement réglée, au terme desquels une rude épreuve l’attend : le jeune poulain sera séparé de sa mère : changement de demeure, de litière, de nourriture, la luzerne remplace le lait, mais il continuera à être l’objet de soins attentifs. Tous les six mois, il passera sous la toise et sur la balance. Son développement sera suivi de très près, sera évalué en chiffres.

A trois ans, un autre grand événement survient dans son existence : il subit l’épreuve de la selle, du mors et du bridon que le bourrelier lui aura confectionnés. Le maréchal ferrant taillera sans mal ses petits sabots et lui fixera des fers, et l’homme juché sur son dos lui apprend à courir et à sauter.

Le jeune poulain sera devenu un beau cheval qui suivant ses aptitudes et son sexe, se produira dans les courses et les concours, deviendra étalon ou poulinière, mais qu’il termine ses jours à CHAOU-CHAOUA ou qu’un beau jour il s’en aille définitive ment, les souvenirs de son enfance au paradis des chevaux ne quitteront jamais sa mémoire

Par zoubir - Publié dans : tihert-tiaret-dz
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