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Université Ibn Khaldoun de Tiaret
Les étudiants bloquent l’accès
Les portes de certains instituts relevant de l’université Abderahmane Ibn Khaldoun de Tiaret, notamment celles des 2000 Lits et de l’institut des sciences sociales et humaines, sont restées fermées, hier, devant les étudiant et les responsables
En effet, le syndicat étudiant, l’AREN, vient d’emboîter le pas à L’ONSE et à l’UGEL, à travers leur action de protestation ponctuée par un long communiqué dans lequel ils rappellent certains des problèmes
socio-pédagogiques qui risquent de compromettre, disent-ils, l’année universitaire en cours. Hier donc, l’accès au campus et au bus a été refusé tant aux étudiants qu’aux responsables concernés, pour motif d’« absence de dialogue et accumulation de problèmes ». Même les murs ont été tagués de noms d’oiseaux pour décrire certains responsables. Des problèmes relevant souvent du transport, comme à Ksar Chellala, à 120 km à l’est de Tiaret, où l’ONSE avait décrété une grève depuis une semaine. L’organisation AREN, jusque-là conciliante, a brusquement haussé le ton en organisant une conférence de presse où furent passés en revue tous les problèmes réels ou supposés que vivent les résidences universitaires, à l’aube de cette rentrée universitaire 2005/2006, qui a vu le passage de la gestion aux mains de la DOU. Une direction nouvellement créée pour, dit-on, en finir avec la gestion chaotique des directions de résidences universitaires précédentes. La direction de la cité des 2000 Lits fait l’objet, d’ailleurs, d’une enquête de justice, à l’issue de laquelle plusieurs responsables sont mis sous contrôle judiciaire pour avoir dilapidé plusieurs millions de dinars.
IBN ROSTOM
Chez les Tribus Berbères de la Tripolitaine occidentale que l'ibadhisme s'installe : Zenata, et surtout Nefouça établie sur les falaises rocheuses de la Jeffara, dont Tripoli est la capitale. Et c'est comme ça que les Ibadhistes font la conquête de Tripoli et de Kairaouan (Tunisia) à la tête de laquelle Abulkhattab place Abderrahmane Ibn Rostom.
Qui est-il, ce futur fondateur de la dynastie Rostomide d'Afrique du Nord ?
Deux chroniqueurs du onzième siècle nous en parlent, Ibn Saghir et Abu Zakariya. Celui-ci nous le décrit ainsi : " Il était originaire de l'Iraq. Son père Rostom avait connaissance que sa postérité exercerait le pouvoir sur le territoire du Maghreb. Rostom quitta l'Iraq accompagné de son fils Abderrahmane et de son épouse afin de gagner le Maghreb. Arrivé à la Meque, ou non loin de là, il fut atteint par la mort, ses jours arrivèrent à leur terme et il trépassa. Son fils Abderrahmane et sa mère rencontrèrent à la Meque des pèlerins du Maghreb; la mère de Abderrahmane épousa un homme de Kairouan qui l'emmena jusqu'à Kairouan où Abderrahmane grandit.
Quand il eut atteint l'âge d'homme, qu'il eut étudié et fut devenu éloquent, un homme parmi les gens de la secte jeta les yeux sur lui et lui dit : " jeune homme, si vraiment tu cherches ce que je te vois en train de chercher, va trouver Abu Ubaïda Muslim Ibn Abi Karima Al Tamîmî, tu trouveras auprès de lui ce que tu espères… "
Après avoir fait ses classes à Bassorah, le jeune Abderrahmane revient en Tripolitaine, est nommé gouverneur de Kairouan par l'imam Abulkhattab, jusqu'à la destruction de l'immamat par une armée Abbaside à Taurga à l'est de Tripoli, en 144 H. Cette défaite est le signal de la première grande "fuite" au désert des Ibadhites.
L'ORIGINE DES IBADHITES :
ABDERRAHMANE IBN ROSTOM :
TAHERT (actuellement appelée Tiaret) :
Abderrahmane Ibn Rostom quitte Kairouan de nuit avec son fils Abdel Wahab, et un eclave, par l'ouest du pays, au Chott Djerid, il gagne une zone montagneuse où il refait ses forces, récupère des cheikhs Ibadhites eux aussi en fuite et s'installe dans l'ouest de l'Algérie actuelle, sur le site de Tahert où il fonde une cité qui allait devenir fameuse à bien des égards. Ecoutons Abu Zakarya : " Plus d'un de nos amis a rapporté que Abderrahmane Ibn Rostom -Dieu l'agrée- fut investi du pouvoir à Tahert en l'année 160. Voici comment il fut investi ce pouvoir : l'assemblée des Musulmans se mit d'accord pour choisir un endroit où serait construite une ville qui servirait d'abri et de forteresse à l'Islam. Ils envoyèrent des émissaires dans le pays; ceux-ci, une fois de retour, désignèrent Tahert. La majorité des musulmans se mirent d'accord avec les habitants de l'ancienne Tahert pour que ceux-ci eurent droit à une part déterminée des produits du sol. Ce n'était auparavant que maquis touffus et marais peuplé de bêtes sauvages, de lions et de petits reptiles. Ils y construisirent la mosquée et ils se mirent à bâtir et élevèrent des demeures et des palais".
En cent trente années, jusqu'en 909, date de la destruction de la cité par les khalifes fatimides, les imams Rostomides allaient créer un véritable état Ibadhite d'Afrique du Nord, de Tlemcen à Tripoli.
UN SIECLE DE LUMIERES :
La famille des Rostomides était une famille de savants. Parmi les disciplines qu'elle pratiquait figuraient les sources du droit, le droit, les commentaires, la controverse religieuse, l'hérésiologie, la lexicographie, la grammaire, l'analyse grammaticale, la rhétorique et la science des astres.
Abu Zakariya nous raconte l'anecdote suivante : " Nous avons appris que l'un d'eux dit un jour : " A Dieu ne plaise qu'il se trouve parmis nous une servante qui ignore la mansion où se trouve la lune". …… " Une nuit, Abdel Waheb veilla avec sa sœur pour étudier en même temps qu'elle les problèmes de quottes parts des héritiers. Quand le jour se leva, ils avaient calculé les héritages des gens d'orients et d'occident.
Grande était la sagesse des ces savants imams : " La renommée de Abderrahamne Ibn Rotom est arrivée jusqu'aux gens de Bassorah par l'intermédiaire des musulmans membres de la secte. Ils lui envoyèrent trois charges d'objets précieux. Quand leurs envoyés arrivèrent à Tahert, ils se mirent à demander la maison du commandement, après avoir laissé les charges en dehors de la ville. Lorsqu'on leur eut indiqué la maison, ils s'y rendirent. Or l'imam était au sommet du bâtiment en train de réparer la terrasse et, au-dessous de lui, un esclave lui passait du mortier. Ils demandèrent à l'esclave de lui introduire; celui-ci ne répond pas, convaincu que l'imam avait entendu leur demande. Il lui dit en effet : " fais-les attendre un peu ". Il descendit du mur, se lava pour faire disparaître les traces de mortier que portait son corps, puis les fit introduire. Ils entrèrent, il leur rendit leur salut et plaça devant eux quelques morceaux de pain sur lesquels il versa du beurre contenu dans une petite outre. Quand ils eurent mangé, ils lui demandèrent la permission de se concerter; il la leur accorda; ils discutaient entre eux et tous furent d'accord pour dire qu'il leur plaisait de lui offrir leurs cadeaux.
Quand les charges furent présentées, il demanda avis à ces compagnons, ceux-ci lui conseillèrent de les prendre pour partager entre les musulmans pauvres les armes et les approvisionnements. Il le fit en présence des ces envoyés.
Ils admirèrent son mépris de ce bon monde et son aspiration à l'autre monde, le reconnurent pour imam et demeurèrent en liaison avec lui en lui écrivant et en prenant ses avis… "
SEDRATA DE OUARGLA :
C'est alors que, fuyant à nouveau, comme son ancêtre Abderrahmane Ibn Rostom cent trente ans tôt, le dernier imam rostomide de Tahert se réfugie avec sa famille et les plus importants savants Ibadhites à Sedrata, dans l'oasis de Ouargla, qui faisait partie des marches de l'empire disparu.
Quittant l'état de gloire où l'imamat manifeste toutes ses prérogatives politiques et religieuses, les Ibadhites revenaient à l'état de " secret " qui était le leur avant Tahert.
Ouargla, Sedrata fut gouvernée par un conseil de notables puis, plus tard, au début du onzième siècle, par des conseils de reclus (al-Azzaba) présidés par un Cheikh dont l'autorité se manifestait aussi bien sur le plan spirituel que profane.
Alors que peu de traces subsistent de l'ancienne Tahert, on connaît très exactement l'emplacement et les dimensions de Sedrata. A quatorze kilomètres au sud d'Ouargla, tout près de Garat Krima, montagne tabulaire isolée, d'immenses champs de dunes dont certains ont plus de 20 mètres de haut recouvrent les ruines de l'ancienne cité Ibadhtite dont les murs percent le sable jaune, poignants témoignages d'une vie disparue.
Des fouilles entreprises durant les années 1950, 51 et 52 par une archéologue, Mlle Van Berghem, ont permis de mettre à jour des appareillages vastes et intelligents de seguias, canaux d'irrigation, rues, quartiers, s'étendant sur plus de deux kilomètres de long et un kilomètre de large. Seule une infime partie du terrain a été fouillée, mais les découvertes effectuées ont montré qu'il y avait un an à Sedrata, une vie citadine puissamment organisée, avec un raffinement des mœurs dont le témoignage le plus évident est un ensemble décoratif en plâtre sculpté que l'on peut voir pour partie au musée d'Alger et pour une autre partie au musée de Ouargla.
Sedrata connut aux dixième et onzième siècles une très grande prospérité qui alla s'atténuant. On pense généralement qu'elle fut détruite en 1274. Mais entre-temps, les Ibadhites, qui avaient eu le temps d'être prudents, avaient pris leurs précautions. Envoyant des missions dans différents sites désertiques du sud, ils étaient partis à la recherche d'une zone de repli, vraiment inaccessible, au cas où….
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La neige comme au bon vieux temps TIARET / La neige comme au bon vieux temps (01.02.03)
ROUTES BLOQUEES, CHUTES DE NEIGE ET DE PLUIE
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TIARET AU PRESENT La ville de TIARET qui s’étendait sur les pentes du Djebel Ghezoul en forme de demie cuvette jusqu’ aux années 1970, a vu son extension aller au-delà de ZAROURA en partant de SIDI KHALED pour rejoindre le Sud et l’Ouest en passant par KARMAN ex Faidherbe pour atteindre la Jumenterie et le cimetière Chrétien dans la plus totale des anarchies sans aucun sens de l’urbanisation aussi bien moderne que traditionnelle. La ville a été multipliée par x fois sans espaces verts et sans aucun style toutefois la région dispose d’une importante infrastructure souvent en panne et/ou en liquidation. Il existe entre autre une université, plusieurs lycées et collèges, des instituts et des centres de formation, de très importantes usines malheureusement…, un aéroport de classe internationale, des complexes sportifs, etc… Grâce à son altitude qui est de 1.086 mètres sur les pentes du Djebel Guezoul, 1.196 mètres sur les hauteurs au dessus du col de Guertoufa, à 1.121 mètres pour Sidi Khaled et à 1.221 mètres pour le Djebel Guitna, TIARET bénéficie d’un excellent climat sec. |
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AVENIR :
Observateur attentif, passionné et fasciné de tout ce qui touche de près ou de loin à la vie et à l’évolution de ma région afin qu’elle relève le défit pour retrouver son rang et son épanouissement, qu’il me soit permis de rêver sans utopie. L’histoire nous interpelle pour assumer le glorieux et riche patrimoine, oh combien riche, que nous avons hérité de toutes les civilisations depuis la nuit des temps. Bien sûr Tiaret qui fut l’un des berceaux de l’histoire du Maghreb central n’a pas échappé aux choses de la vie et à la devise « grandeur et décadence ». A-t-on le droit de l’abandonner ? Certainement non ! Alors assumons et ayant foi pour relever le défit de lui rendre sa place dans un monde meilleur éprit de paix et de justice. Le socle de Tiaret, notamment dans son armature et ses racines, devrait se construire autour d’idéaux universels à perpétuer avec passion et amour tout en les préservant jalousement des mots communs qui sont « médiocrité, calomnie, diffamation, dénigrement, magouille, ingratitude, haine, indifférence, rancœur, fatalisme, obscurantisme, impunité, radio trottoirs, etc… » Alors Tiaretiennes, Tiaretiens, d’ici et de là-bas, à nous l’option universelle des mots généreux qui unissent pour le bien de l’image positive de notre belle région et pour avancer résolument sur le chemin de l’avenir. Cultivons nous en conjuguant les mots magiques suivants :
A nous :
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Plusieurs canidés dont une dizaine avaient été retrouvés morts, ces derniers temps du côté de Ksar-Chellala, à 120 km de Tiaret, laissent penser à une épidémie de rage. Cela intervenait dans cette région au moment ou des membres d’une même famille décédèrent à la suite d’un empoisonnement dû à l’ingestion de champignons venimeux. L’enquête déclenchée à cet effet par les services vétérinaires, appuyée par les analyses du laboratoire régional de Sidi Bel Abbès, a vite écarté la thèse de la rage canine pour n’en retenir que celle dite de la maladie de Carré. Une maladie causée par un virus, de la famille de Paramyxoviridae, très contagieux qui est très proche du virus de la rougeole. C’est un virus qui est peu résistant dans la nature et se propage de chien en chien par contamination directe, inhalation, car toutes les sécrétions du chien malade contiennent des particules virales. Le virus se multiplie dans les amygdales et les bronches puis se propage dans l’organisme sur une durée d’environ 8 jours. Il est surtout rencontré dans les endroits où il y a une bonne concentration de chiens comme les élevages, les animaleries, les refuges, etc., et affecte aussi les carnivores sauvages. C’est plutôt rare de rencontrer cette maladie depuis près d’un demi-siècle et ce grâce à la vaccination. Cependant, la situation se prête à l’inquiétude par ces temps de disette où la moindre alerte est prise en considération. A fortiori dans une région où les animaux errants (chats, chiens) prolifèrent. La toux, l’écoulement nasal, les difficultés respiratoires, la diarrhée, les vomissements, etc. sont des symptômes variés rendant difficile, dit-on, un diagnostic vétérinaire. La direction de la Santé tente de rassurer, mais les mêmes responsables font état d’une certaine impuissance à juguler le fléau des chiens errants pour une histoire de manque de munitions !
2 blessés dans une explosion de gaz
Une explosion de bouteille de gaz butane, hier vendredi matin, s’est produite dans un domicile à Sidi Hosni, 23 km au nord-est de Tiaret. Cela a généré de graves blessures à deux membres d’une famille, âgés respectivement de 88 et 79 ans, transférés d’urgence aux UMC de l’hôpital. Pour rappel, ce fut le premier accident domestique du genre cette saison après la série macabre de l’année dernière.
Des purs-sangs arabes pour le Brésil
Une opération de vente de chevaux de race « arabe-barbe », la première du genre, a été finalisée cette semaine entre la direction du Haras national Chaouchaoua de Tiaret (ex-Jumenterie) et un éleveur de Rio de Janeiro a Brésil.
Neuf chevaux, 8 purs-sangs arabes et un barbe plus précisément ont été ainsi exportés vers ce pays de l’Amérique latine pour un montant total (coût du fret compris) de 120 000 dollars. Au-delà de l’aspect commercial, il y a cette ouverture à travers l’exportation de cette race algérienne de haute lignée vers cette partie du monde, jusque-là considérée comme chasse gardée des seuls Européens et des Etats-Unis, de surcroît les plus gros producteurs. La ferme pilote de Chaouchaoua, pour rappel, dispose d’un parc équin de 300 chevaux, et produit annuellement 65 chevaux, soit un taux de fertilité de 95% dû en partie à l’introduction de nouvelles techniques en matière de reproduction. Un taux de loin meilleur par rapport à celui enregistré en Europe (80%), grâce aussi aux aides du FNRDA à travers des primes directes de naissance et indirectes par le soutien aux activités de production des végétaux. Le aras national Chaouchaoua tout en alimentant les centres équestres et champs de courses verse aussi dans la formation de jeunes dans les activités hippiques (maréchaux-ferrants et dans la bourrellerie-sellerie, entre autres), et son staff reste actif dans la promotion du cheval barbe à l’étranger de par ses nombreuses participations aux forums et salons internationaux.